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Céréales anciennes : résistantes aux maladies et variétés hybrides de sorgho et millet grain

Diversité de variétés de sorgho : Richesse génétique et résistance naturelle
Diversité de variétés de sorgho : Richesse génétique et résistance naturelle


Introduction : Face aux défis phytosanitaires, les anciennes céréales font leur retour


En 2026, la production céréalière française fait face à un défi majeur : la résistance aux maladies fongiques et parasitaires, intensifiée par le changement climatique. Tandis que les céréales modernes, sélectionnées pour le rendement et l'uniformité, accumulent les fragilités phytosanitaires, les céréales anciennes – sorgho et millet – émergent comme des alternatives robustes.

Ces cultures, non manipulées génétiquement au-delà de sélections traditionnelles, offrent une résilience naturelle aux maladies tout en conservant une diversité génétique remarquable.


Les maladies principales : une menace croissante


Le sorgho grain affronte plusieurs pathogènes majeurs : le charbon de l'inflorescence (Ustilago crameri), la rouille, le mildou (Peronosclerospora sorghi) et les pourritures des grains. Le mildou, en particulier, est préjudiciable : les infections systémiques entraînent une stérilité quasi totale des plantes . En Inde, certaines épidémies ont causé des pertes de 100 000 tonnes métriques .

Le millet commun subit des attaques similaires : asticots de la mouche du millet (Atherigona miliaceae), tétraniques et charbon des inflorescences.


Cependant, ces deux cultures montrent une vulnérabilité moindre comparée aux céréales conventionnelles.


Les variétés résistantes : des alliés agronomiques


La recherche agronomique a identifié des lignées exceptionnellement résistantes. Pour le sorgho, les variétés ISR329, MSP332 et SARIASSO11 ont démontré une résistance élevée à l'anthracnose (Colletotrichum graminicola) . Au Burkina Faso, l'étude a révélé que ces hybrides maintiennent des rendements de 4 590 kg/ha malgré les infections fongiques .


Pour le millet des oiseaux (Pennisetum glaucum), les hybrides SHT 110 et SHT 108 offrent des rendements stables et élevés à travers différents environnements, tandis que SHT 120, SHT 106 et SHT 104 combinent stabilité et haute performance .

Ces sélections reposent sur une résistance multifactorielle : elles tolèrent le stress hydrique, les maladies fongiques et l'infestation parasitaire .


Les hybrides performants : stratégies d'amélioration génétique


Les sélectionneurs ont développé des hybrides intégrant des gènes de résistance sans sacrifier le rendement. Les variétés commerciales incluent désormais :


  • SP 68M57 : résistant au charbon de l'épillet et au puceron du sorgho blanc.

  • SP 74M21 : très tolérant aux pucerons, adapté aux régions semi-arides .

  • Sariasso 14 et Sariasso 15 : cultivars à double usage (grain + fourrage) avec performances fourrières excellentes.


Ces hybrides bénéficient de phénotypes stabilisés : chaque variété est testée sur trois à cinq années dans des réseaux d'essais fusionnés (Arvalis, GEVES, UFS Sorgho), garantissant une adaptation régionale.


Avantages économiques et agronomiques


Les céréales anciennes offrent des marges améliorées pour les agriculteurs :


  • Réduction des traitements phytosanitaires : absence de fongicides onéreux, économisant 30 à 50 €/ha .

  • Rusticité énergétique : le sorgho à système racinaire profond (jusqu'à 1,5 m) améliore la structure des sols et favorise les rendements des cultures suivantes.

  • Adaptabilité climatique : en contexte de sécheresse (+1,5°C depuis 2020), le sorgho et le millet outrepassent le maïs en zones subhumides.


Nutritionnellement, ces grains fournissent des profils protéiques et minéraux supérieurs aux céréales modernes : le sorgho et le millet contiennent 16,9 mg de fer par 100 g contre 2,6 mg pour le blé conventionnel.


Conclusion : vers une transition agroécologique rentable


En 2026, investir dans les variétés résistantes de sorgho et millet grainne représente plus qu'une stratégie de mitigation phytosanitaire : c'est un modèle économique résilient. Les agriculteurs français qui adoptent ces hybrides bénéficient d'une certification bio naturelle, d'une réduction drastique des intrants et d'une prime commerciale justifiée par la qualité nutritionnelle.


La transition vers ces céréales anciennes est inexorable. Ceux qui la pilotent dès maintenant sécurisent leurs marges et contribuent à une agriculture durable.


"Contenu rédigé par Soukaina G. Chef de projets ORI Group"


Pour aller plus loin, sources:

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